29 juin 2017 Share

Dégagez moi ces migrants, que je ne saurais voir …

Ça n’est pas exactement la phrase de la Préfecture du Doubs, mais c’est en tout cas le sens de sa dernière demande en date.

MISE A JOUR: La police, avec les services de la Mairie, sous l’ordre du Préfet du Doubs est passée vers 14h pour confisquer les tentes et demander aux familles de se disperser.

Aujourd’hui 29 juin 2017, la Police a fait une descente à 15 (d’après les migrants sur place) pour demander aux migrants qui se trouvent à la rue avec enfants, de partir où ils veulent, mais qu’ils ne restent plus à Chamars. La police a même indiqué un lieu, que la Préfecture semble « apprécier » particulièrement : l’aire des voyageurs de la Malcombe. A cela on peut y voir un sens pas trop sympathique pour les voyageurs, mais aussi, un mépris total pour des migrants à la rue, qui n’ont qu’une tente pour s’abriter. Au cas où les migrants restent, les policiers ont indiqué qu’ils utiliseront la force. « Pas de camping sauvage » dixit la Préfecture. Nous n’allons pas nous arrêter sur le mot « camping » qui est, malgré tout, un choix de vie, voir un loisir et surtout pas le meilleur terme pour décrire la situation d’une famille SDF qui dort dans la rue avec enfants.

Alors que pour certaines familles, l’Etat a trouvé une solution temporaire, pour ces dernières (3 familles avec enfants) la situation semble bloquée. Le 115 répète en boucle qu’il n’y a pas de solution,  après avoir honteusement indiqué aux appelants que si les migrants ont une tente pour s’abriter, la Préfecture ne chercherait pas de solution d’hébergement.

Coïncidence du calendrier, demain, vendredi 30 juin, une rencontre pour sensibiliser la population à la question des migrants a lieu Place Pasteur à 17h, suivie d’un pique-nique solidaire, justement à Chamars, vers 19h.