Un monde sur le bout de la langue

Un Monde sur le bout de la langue

Un monde sur le bout de la langue

Depuis toujours, comme en témoigne les productions littéraires et les expérimentations sociétales, l’homme rêve d’une société différente.
Cette émission part d’une question personnelle assez simple : Qu’est-ce qu’on peut faire pour améliorer le monde en tant qu’individu ? On se sent souvent impuissant et seul face à la machine capitaliste et politique. Cette émission est là pour vous ouvrir des pistes aussi bien de réflexion que d’action pour mettre la main à la pâte. Dans un premier temps, on sonde l’opinion dans la rue avec un petit micro-trottoir. Puis, on présente des idées pouvant nous guider dans notre envie de changer le monde et enfin dans un deuxième temps on présente une structure bisontine où des personnes sont déjà en train de construire un monde nouveau et n’attendent que vous.
On parle souvent de la convergence des luttes qui est essentielle pour construire un monde nouveau mais qu’en est-il de la convergence des bonnes pratiques et des bonnes idées ?

Comme un scientifique on expérimente avec une seule variable afin de se rendre pleinement compte des ramifications qu’aurait soit un coup de pied dans la fourmilière, soit un coup de pouce à un aspect négligé par notre culture matérialiste.

Dans chaque épisode d’Un Monde sur le Bout de la Langue on entrebâille une porte vers une société nouvelle qui n’attend que vous.

1. Un monde sans argent
L’argent régit aujourd’hui tous les rapports humains et est totalement intégré dans notre culture à tel point qu’il nous est pratiquement impossible d’imaginer comment fonctionnerait une société sans argent.
Nous avons tendance à penser que si nous enlevions l’argent notre société entière s’écroulerait mais qu’en est-il vraiment ? Existe-t-il d’autres façon d’échanger qui pourrait soutenir notre économie globalisée ?
Pour le savoir écoutez la première partie de l’émission où je présente brièvement l’économie basée sur les ressources de Jacques Fresco qui est le père avec Roxane Meadows du Venus Project. Une ville où l’économie se base sur les ressources et les échanges sont gérés par un système informatique visant à optimiser l’usage des ressources pour minimiser les déchets et les pertes d’énergie. Pour plus d’informations je vous invite à consulter son site :
https://www.thevenusproject.com/
Et à regarder le documentaire

Dans la deuxième partie je présente le SEL (Système d’Echange Local) de Besançon. C’est une association où tous les échanges se font sans argent. On peut y échanger des biens et des services. J’ai d’ailleurs amené mon micro à une B.L.E. (Bourse Local d’Echange) ou j’ai rencontré des membres fort sympathiques qui m’ont accueillie chaleureusement et qui ont bien voulu répondre à toutes mes questions.
Pour plus d’information sur le Sel de Besançon :

 

2. Un monde sans gouvernement
Comme l’idée de l’argent, l’idée de gouvernement est si bien implantée dans notre imaginaire commun qu’il est dur d’imaginer à quoi ressemblerait une société sans. Qu’est-ce que deviendraient les hommes s’ils devaient se gouverner eux-mêmes ? Ne serait-ce pas le chao ? Ou pire encore, l’anarchie ?
Dans la première partie de l’émission je présente le roman/essai « Voyage en Misarchie » d’Emmanuel Dockès qui nous propose un autre modèle de société. Ce docteur en droit et activiste construit dans ce roman une utopie dont le fonctionnement est détaillé aussi bien du point de vu économique que législatif. De plus, c’est aussi un roman où l’on suit le professeur Sebastien Debourg qui se retrouve par hasard dans l’étrange pays de Misarchie. On suit donc cet homme respectable dans ses pérégrinations découvrant la Misarchie non pas comme un simple projet froid et distant mais comme une société vivante et vibrante. L’auteur nous présente son projet avec honnêteté nous montrant que l’on pourrait faire bien mieux avec notre société mais n’oubliant pas que quoi que l’humain construise il y aura toujours des failles.
Référence du livre

Dans la deuxième partie de cette émission j’ai emmené mon micro à la librairie auto-gérée bisontine : L’autodidacte. Cette librairie accueille de nombreux événements en rapport avec la pensée anarchiste et libertaire. J’ai suivi plusieurs activistes Bisontins lors d’une manifestation anti-militariste le 11 novembre. Nous avons parcouru la ville au rythme de chansons engagées chantées par les militant et avons rendu justice à Lucien Bersot, sacrifié pour l’exemple par l’armée française durant la première guerre mondiale, en collant son nom sur les plaques de la rue Bersot nommée en souvenir de François-Louis Bersot politicien fortuné. Encore une fois, j’ai reçu un accueil chaleureux et plusieurs personnes m’ont raconté leur parcours d’activistes et leur lien avec la librairie. N’hésitez surtout pas à aller visiter cette librairie et à participer à ses événements.

Vous pouvez aussi allez les voir directement le mercredi et le samedi après-midi au 5 rue Marulaz à Besançon

3. Un monde sans discrimination
L’homme naturellement se distingue des autres et a tendance à les rangers dans des catégories qui facilite sa compréhension du monde et lui permet d’avancer. Cependant bien souvent ces catégories sont associées à un jugement de valeur, et ces jugements de valeur, eux même, mènent à de nombreuses injustices et violence envers les autres. Est-il possible de sortir de ce mécanisme qui nous empêche de lutter et de construire ensemble ? Il semble que la maxime de Machiavel « Diviser pour mieux régner » soit le mot d’ordre de tous les gouvernements qui se succèdent à la tête de notre état. Mais alors que faire pour retisser des liens entre les hommes ?
Dans la première partie de l’émission je présente le livre « Les Tisserand » d’Abdennour Bidar. Dans ce livre il donne les clefs pour se reconnecter aux autres. Il explique que chaque Homme doit retrouver son lien d’abord avec lui-même puis avec la nature et enfin avec les autres. Il ne donne pas de chemin déjà tracé à suivre mais il encourage chacun à trouver un chemin qui lui corresponde pour reformer ses liens. Il pense que si l’on reforme ces trois liens une révolution commencera.
Références du livre

Dans la deuxième partie de l’émission j’ai suivi une intervention sur la discrimination de la fédération Léo Lagrange de Besançon. Cette fédération est engagée dans le champ de l’éducation populaire. J’ai suivi Yohan Dirand, coordinateur du programme Démocratie et Courage de Léo Lagrange, lors d’une journée de formation sur la discrimination à des services civiques. Il a lancé la discussion sur la discrimination autour d’activités ludiques et interactives. Lui et son collègue Robin ont aussi gentiment répondu à mes questions afin de m’expliquer ce qu’est Léo Lagrange et quels sont ses missions.
Pour plus d’informations sur la fédération : http://www.leolagrange.org/

Sur le programme Démocratie et Courage : https://www.democratie-courage.org/
Vous pouvez aussi allez les voir au 6 rue du grand Charmont à Besançon

4. Un monde en harmonie avec la nature
Quelle place tient la nature dans notre société ? L’homme dans sa soif de contrôle cherche à s’éloigner de la nature qui elle, ne s’adapte pas bien à ses désirs d’optimisation et de rendement. Les grandes surfaces attendent des livraisons calibrés et régulières alors on dope les champs à coup d’engrais et de pesticides, enfermé dans notre logique purement humaine oubliant comment fonctionne la nature. Pourrait-on réussir à nous adapter à la nature au lieu de tenter constamment de la plier à nos exigences et à notre volonté, ce faisant l’affaiblissant et l’appauvrissant ?
Dans la première partie je présente le livre « La révolution d’un seul brin de paille : Une introduction à l’agriculture sauvage » de Masanobu Fukuoka. Il explique dans ce livre comment la science et les politiques nationales ont détruit notre rapport avec la nature. La science en fractionnant la nature en petits champs d’étude séparés néglige l’interaction entre tous les éléments et l’harmonie qui en découle. Les politiques poussent les agriculteurs à cultiver des plantes qui ne s’accordent pas avec le territoire et à utiliser des machines qui cassent l’équilibre naturel et provoquent de plus en plus de problèmes qui sont résolus par plus de machines et de pesticides, lançant un cercle vicieux qui mène droit à la destruction de la nature. Fukuoka nous donne les clefs pour cultiver autrement et repenser notre rapport à la nature.
Références du livre
Dans la deuxième partie j’ai rencontré Pascal Philip, chargé de nature de proximité et technicien réserve de la LPO Franche-Comté, lors de la nuit de la chouette à la saline d’Arc-et-Senans. Il m’a présenté les différentes missions de la LPO (Ligue Pour Les Oiseaux) qui est une association nationale qui lutte pour la préservation de la biodiversité et ne s’occupe donc pas uniquement des oiseaux comme son nom pourrait le laisser penser. J’ai aussi découvert les différentes chouettes qui vivent en Franche-Comté, leurs cris, leurs habitudes et les dangers qu’elles courent à cause de nous. J’ai découvert qu’une chouette Effraie meurt tous les deux kilomètres d’autoroute, qu’en fermant nos greniers nous privions les chouettes de leurs logis les condamnant à une mort certaine, et la liste est longue. Je vous conseille vraiment de vous intéresser à cette belle association et de participer à leurs nombreux événements (comptage d’oiseaux, conférences, sauvetages d’amphibiens, sorties découvertes et j’en passe).
Pour plus d’informations : http://franche-comte.lpo.fr/
https://www.facebook.com/lpo.franchecomte/
Ou allez leur rendre visite au 7 rue Voirin à Besançon

LES PODCASTS DE L’EMISSION