La condition animale, une urgence politique
3 mai 2017 Share

La condition animale, une urgence politique

Samedi, 29 avril, l’association Humanimo en partenariat avec Le Scènacle et Radio BIP, organisait une soirée débat sur la condition animale. Invités au débat, le Collectif AnimalPolitique, représenté par Christophe Marie et Emilie de Marco qui ont fait spécialement le déplacement pour l’occasion. Pour la ville de Besançon,  Anne Vignot adjointe au maire pour le développement durable, l’environnement, le cadre de vie et la transition énergétique et Philippe Edme, maire de Lombard, Mathilde Vernerey – vice présidente d’Humanimo et Dominique Goetz , journaliste Radio BIP, a animé le débat.

Une soirée de discussions autour d’un sujet qui préoccupe beaucoup de personnes. Pour commencer, quelques chiffres :

Chaque année, en France…

  • 11 animaux domestiques sont abandonnés par heure.
  • 14 minutes, c’est le temps que les animaux peuvent mettre pour mourir à l’abattoir.
  • 90 espèces sauvages sont tuées par les chasseurs.
  • 95 animaux sont mangés par français omnivore.
  • 200 équidés sont maltraités.
  • 500 souris sont tués par lot d’injections de Botox.
  • 600 chats sont utilisés et sacrifiés par les chercheurs français.
  • 1 200 animaux parcourent le territoire emprisonnés dans des cirques.
  • 3 000 chiens sont utilisés et sacrifiés par les chercheurs français.
  • 10 000 taureaux sont massacrés au nom de la corrida.
  • 20 600 équidés sont égorgés.
  • 100 000 animaux sont abandonnés (dont 60 000 l’été).
  • 250 000 animaux sont euthanasiés pour raisons financières.
  • 1,3 millions de souris sont utilisés dans les laboratoires.
  • 2,2 millions d’animaux sont utilisés pour l’expérimentation (soit 4 animaux par minute).
  • 3 millions d’animaux sont tués dans les abattoirs quotidiennement.
  • 3,5 millions de petits oiseaux sont tués illégalement sur le pourtour Méditerranéen.
  • 33,6 millions de poules sont élevés en batterie.
  • 40 millions de poussins sont broyés par les couvoirs (soit 1 poussin par seconde).
  • 40 millions d’animaux dits « de boucherie » sont tués (bœuf, mouton, cheval, veau, agneau, chevreau, porc).
  • 1 milliard d’animaux dits « gibiers » sont tués (volaille, lapin, cerf, chevreuil, sanglier).

La condition animale a réveillé les consciences suite aux actions des associations qui dénoncent le traitement indigne réservé aux animaux. L’association L214 s’est d’ailleurs fait connaître, pour la publication de vidéos de maltraitance animale. Plusieurs abattoirs ont été fermés et des personnes ont été condamnés, preuve que la société a subi une réelle prise de conscience.

39% des personnes inscrites sur les listes electorates, affirment que les propositions des candidats sur la protection animale pourrait influencer leur vote. 4 français sur 5 considerent que la question animale est une question importante dont 38% pour qui ce sont des thématiques très importantes.

Face à ce constat et fortes de leur expérience, 26 organisations de protection animale ont décidé de se rassembler au sein du collectif AnimalPolitique pour porter la voix de ceux qui ne peuvent s’exprimer et mettre la question animale au cœur des préoccupations politiques.

Le Collectif a écrit un manifeste destiné aux candidats à l’élection présidentielle et aux élections législatives afin qu’ils prennent position publiquement sur son contenu.

Pendant la conférence-débat, les représentants du collectif on présenté le manifeste et proposé  aux candidats pour les élections législatives de le signer

Sur le plan local, Phillipe Edme, maire d’une petite commune, a partagé les experiences et les contraintes qu’il a pu rencontrer dans son mandat. Un retour très apprécié et très important pour comprendre la réalité du terrain.

Le débat avec le public a été constructif. Ont participé, des personnes militantes mais aussi des personnes directement concernées, comme un agriculteur qui, de son coté, a souligné l’importance de la formation pour la protection animale.

Anne Vignot, adjointe au maire, a expliqué la situation locale, sans oublier de faire un retour sur les actions de la ville en terme de protection animale. Un moment fort a été le retour sur la situation du ragondin du parc Micaud. Une histoire qui enseigne le rapport aux animaux qui doit changer pour les services des villes.

Une soirée animée en débats et enseignements ou plusieurs candidats ont signé le manifeste. Retour en images sur cette action de l’association Humanimo