10 février 2017 Share

Actualités du 10 février 2017

LE MAG INFOS

Max Paul reçu par le doyen de l’université (0’55)

Nous en avons parlé hier, gréve de la faim pour cet étudiant en sociologie afin de dénoncer les conditions d’études à la fac des lettres et des sciences humaines de Besançon. Il a été reçu par le doyen de l’université et nous fait part des réponses ainsi que de sa décision de ne pas continuer la grève.

Manifestation contre « le délit de solidarité » (8’04)

Plus de 350 organisations organisent partout en France des rassemblements pour en finir avec le délit de solidarité. La loi permet en effet de poursuivre les personnes qui viennent en aide aux « sans-papiers ». On en a l’exemple aujourd’hui avec Cédric Herrou, condamné à 3 000 euros d’amende avec sursis. La justice reprochait à l’agriculteur d’avoir pris en charge des migrants dans la vallée franco-italienne de la Roya. Le collectif SOLidarité-Migrants-REfugiés en lien avec l’appel national « Délinquants Solidaires » se rassemble aujourd’hui vendredi 10 février à 17h30 devant le tribunal de grande instance à Besançon.

LA REVUE DE PRESSE

À Calais, la mairie empêche les migrants de se laver (9’15)

Alors qu’entre 100 et 500 migrants sont de retour à Calais, parmi lesquels de nombreux mineurs, la mairie a installé une benne à ordures devant un local du Secours catholique pour empêcher les exilés de venir s’y doucher. Ils n’ont pourtant pas d’autre choix : depuis le « démantèlement » de la « jungle », il n’existe plus de structure étatique d’accueil sur place.

Les cars longue distance de Macron, fausse bonne idée ? (9’42)

Dix-huit mois après leur lancement, les cars longue distance créés par la loi Macron ont trouvé leur public, ayant déjà transporté plus de 5 millions de passagers. Mais ce chiffre cache mal la réalité d’un secteur peu créateur d’emplois, ultra-concurrentiel et non rentable. Et financé en bonne partie par de l’argent public.

L’Assemblée fait un pas vers les victimes d’essais militaires (10’05)

L’Assemblée nationale a voté ce jeudi 9 février la suppression du facteur « risque négligeable » dans le calcul des indemnisations des victimes des essais militaires français. Pour les élus polynésiens et les associations, c’est une étape importante vers des réparations financières et la reconnaissance « du fait nucléaire » dans le Pacifique.

Le délit de consultation de site terroristes désormais censuré (10’28)

Le Conseil constitutionnel vient de censurer intégralement et sans délai le délit de consultation de sites terroristes. L’article punissait de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende « le fait de consulter habituellement un service de communication au public en ligne » terroristes. Ou plus exactement, ceux « mettant à disposition des messages, images ou représentations soit provoquant directement à la commission d’actes de terrorisme, soit faisant l’apologie de ces actes lorsque, à cette fin, ce service comporte des images ou représentations montrant la commission de tels actes consistant en des atteintes volontaires à la vie ».

Levez les yeux ce soir ! (11’22)

Si la lune sera pleine ce soir, elle perdra peu à peu de son brillant à partir de 23 h 35. Ce genre d’éclipse, que l’on appelle une éclipse par la pénombre, loin de donner à l’astre l’aspect éclatant et orangé habituel, la rendra au contraire de plus en plus blafarde, jusqu’à la faire quasiment disparaître. Mais la lune ne sera en réalité que voilée, par l’ombre de la Terre.
Pour votre culture générale, la pleine lune de février est surnommée « pleine lune des neiges ». Cette appellation nous vient des Amérindiens, qui ont choisi de qualifier de « Snow Moon » l’astre à ce moment de l’année, en raison du froid et de la neige, quasiment systématiques à cette période. Tout le monde ne peut pas la voir, nous oui !

Sources : CQFD, Médiapart, Le Monde

AGENDA

Les Plumes Rebelles (13’28)

Elles commencent aujourd’hui 10 février à la faculté des Lettres, amphithéâtre Donzelot (UFR sciences du langage de l’homme et de la société, 32 rue Mégevand) et les 11 et 12 février au Kursaal, salle Proudhon (place Granvelle), ce sont les 12e rencontres Plumes Rebelles d’Amnesty et se tiennent pour la 4e année consécutive à Besançon. Au programme de ces trois jours, la remise de prix d’un concours de nouvelles, une journée « bande dessinée et droits humains », des expositions, des conférences et tables rondes autour des droits humains en présence d’auteurs et de spécialistes.

Vendredi 10 février – Faculté des lettres, amphithéâtre Donzelot à 19 h 30 : Conférence-Débat autour du droit d’asile et du rejet des exilés. La question de l’asile et le respect dû aux demandeurs d’asile se pose avec de plus en plus d’acuité aujourd’hui. Au-delà de la législation, la question de l’accueil des demandeurs est primordiale, pour qui le respect des droits humains est une valeur intangible. Avec Geneviève Jacques, présidente de la Cimade et Geneviève Garrigos, ancienne présidente d’Amnesty.

Samedi 11 février – Kursaal, salle Proudhon : Journée Bande dessinée et droits humains

Dimanche 12 février -Kursaal, salle Proudhon :

10 h 30 – Table ronde – La peine de mort
14 h -Table ronde – Le travail des enfants, tous responsables !

Une amance éternelle (15’35)

Rencontre avec Mustapha Kharmoudi, suivie d’une lecture musicale avec Quentin Juy (comédien) et Fayçal Salhi, Mustapha Kharmoudi, d’origine marocaine, vit à Besançon depuis 1971. Il a occupé de nombreuses fonctions culturelles. Il a été membre d’institutions nationales pour l’intégration des populations d’origine étrangère. Il est l’auteur de romans et nouvelles: “Maroc”, “La saison des figues”, “Ô Besançon, une jeunesse 70”, auteur aussi de théâtre “L’humanité tout ça tout ça”. Ce soir, 10 février, à 19 : 00 à la Librairie les Sandales d’Empédocle (95, Grande Rue)