9 novembre 2017 Share

tic, tac … tic, tac… une communication qui passe pas

Le 3 novembre, le service de communication de la ville de Besançon publiait une photo sur les réseaux sociaux ou l’on voit une paire de jambes de femme avec deux tatouages qui illustrent Adam et Eve, accompagnée du texte “J-365”.

Alors que la publication ne donne pas plus d’information sur l’objet de la communication, on peut comprendre qu’il s’agit d’une annonce qui concerne l’ouverture prochaine d’un lieu culturel.

Cependant, la publication a attiré l’attention pour une autre chose. Le choix d’afficher une paire de jambes de femme, qui semble nue, est problématique pour l’association Osez le féminisme 25 . Dans un tweet elle dénonce le sexisme de cette campagne

Dans un communiqué, OLF 25 dénonce l’utilisation du corps des femmes comme support de pub:

“Pour des besoins de marketing et de communication, les femmes et leur corps sont une fois de plus exploités. Sur cette affiche, plusieurs clichés sexistes sont à déplorer:

  • La femme est réduite à une partie de son corps. Elle est en quelque sorte démembrée et sans visage, ce qui est déshumanisant et dégradant. Elle n’est pas une individue à part entière, elle n’existe que par ses jambes.
  • Ces jambes sont longues, très sveltes et sans défaut, dans tous les standards du patriarcat. Elles sont nues, pour les sexualiser.
  • Le positionnement des jambes, sur la pointe des pieds, sous-entend une instabilité de la femme, que l’on retrouve dans la majorité des publicités à caractère sexiste et qui a pour but de les représenter comme fragiles et instables”

Nous avons contacté la direction communication de la ville pour avoir plus de précisions. Sans dévoiler le sens de cette campagne, volontairement énigmatique, son directeur, Stéphan Raphaël nous a assuré que le choix n’était pas du tout sexiste, mais souhaité équivoque. Le 16 novembre, lors de la conférence de presse, tout sera dévoilé et il assure,”tout le monde comprendra que ça n’est pas du tout sexiste”.

Un communiqué sera publié sous peu en réponse à l’association Osez le Féminisme concernant ce choix de communication.

Cependant, ce n’est pas la première fois que la communication de la ville est mise en cause. Il y a un an nous avions parlé d’une publicité qui mettait en scène un homme qui suivait une fille, partout en ville, communication qui avait comme but de mettre en valeur les différents services de la ville.

Cela avait choqué pas mal d’internautes pour la légèreté avec laquelle la ville utilisait le harcèlement de rue comme étant “marrant”, voir “romantique”.

– Journaliste grand reporter.