8 mars 2016
Rédaction Radio BIP (234 articles)
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Actualités de la journée du 8 mars 2016

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Projet de réforme du droit du travail.
Le compte n’y est pas aux yeux d’une partie de la gauche, des syndicats et des jeunes. Les étudiants se mobilisent demain et c’est un jeu dangereux de la part du gouvernement parce que les manifestations étudiantes ont la réputation de faire trembler les politiques..

Un temps de travail plus flexible avec des journées à rallonge ? Les femmes seront doublement impactées. Les mesures proposées vont entraîner un recul sans précédent pour les femmes et l’égalité professionnelle. Vous pourrez entendre Léa et Pablo de l’Association Multiculturelle des Etudiants de Besançon, l’AMEB

MANIFESTATION à Besançon, le MERCREDI 9 MARS À 13h, PLACE DE LA RÉVOLUTION
+ d’infos

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Première édition du Carrefour des femmes bénévoles, à l’initiative de la Ville de Besançon et avec le collectif organisateur des manifestations autour du 8 mars, journée internationale des droits des femmes. Cette matinée a mis à l’honneur femmes dirigeantes et femmes de l’ombre, forces vives et forces féminines, femmes citoyennes et chevilles ouvrières qui contribuent à la cohésion sociale et au développement de Besançon et de son agglomération.
La parole etait donc donnée aux femmes bénévoles qui font tourner les associations
… femmes et associations sportives sportives : Pourquoi ça coince ? ​Vous pourrez entendre Maïté du CPB Lutte

La journée internationale des femmes
C’est l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de militantes préparent des petits coups d’éclat, pour fêter les victoires et les acquis, faire entendre leurs revendications, afin d’améliorer la situation des femmes.

journee_de_la_femmeA Besançon, plusieurs manifestations sont organisées :
Ça se passe au petit Kursaal….

18h : Conférence Les artistes-femmes avec Isabelle SOMBARDIER, du Musée des Beaux-Arts et d’archéologie. Comme dans le sport, les femmes ont une place insuffisamment connue dans les domaines artistiques et particulièrement en peinture. Ça ne sera plus le cas après cette présentation !
19h15 : Rencontre avec les associations bisontines organisatrices de cette soirée (Salle Colard).
Exposition de photographies de l’association Miroirs de Femmes et d’Ame Quetzalame studio sur les violences sexistes.
20h30 : Spectacle féministe de l’association « Sauf le respect que je vous dois ».
21h30 : Verre de l’amitié

 

 

 

Les médias sont-ils sexistes ?
À l’occasion du 8 mars, l’Acrimed se penche, en vidéo, sur la question de la place des femmes dans les médias.

l’Acrimed (Action critique média, c’est Observatoire des Médias) propose aussi un Lexique médiatique de la condition féminine… Morceaux choisis :

« Crime passionnel » : notion absente du droit mais très présente dans les représentations médiatiques, qui nous rappellent ainsi que les assassinats de femmes par des hommes sont souvent provoqués par ce beau sentiment qu’est l’Amour et méritent donc compassion. Souvent lié à l’idée de spontanéité, mais pas toujours. Ainsi, « à Saint-Raphaël, le crime passionnel était prémédité », nous indique Var Matin, précisant qu’« il s’agit d’un crime passionnel d’une abominable froideur ».

Sport : activité exclusivement masculine, à moins qu’une équipe féminine nationale ne remporte un titre mondial dans une discipline très médiatisée.

« Dérapage » : terme désignant tout propos, attitude, ou action de nature sexiste (fonctionne aussi pour le racisme) dont la gravité est à relativiser car son auteur est quelqu’un de tout à fait respectable. Ainsi BFMTV nous indique que la déclaration d’un sénateur selon lequel les femmes « sont quand même là pour faire des enfants » est un « dérapage jugé sexiste »

Fait divers : catégorie fourre-tout dans laquelle on peut avantageusement reléguer toutes les informations qui risqueraient d’alerter sur la condition des femmes en France.

Experte : spécimen rarissime (18% sur les plateaux selon le rapport du Global Media Monitoring Project de 2015, soutenu par l’ONU).

Féministes : toujours « en colère », « vent debout », pénibles et revanchardes, les personnalités et associations
féministes, qui ont pourtant réussi à établir en France un matriarcat fascisant depuis 10, 20, ou 30 ans (les versions éditocratiques divergent), tombent encore, parfois, sur des adversaires coriaces. Ainsi 20 Minutes se réjouit de la capacité d’Orelsan « à imposer son culot et ses punchlines malgré la polémique de ‘‘Sale Pute’’ en 2009 et un procès engagé par cinq associations féministes » qui n’ont pas pu le faire « plier ». « Un supposé sexisme qui colle à la peau d’Orelsan. Si le rappeur a eu beau prôner la liberté d’expression et démontrer le facteur fictionnel de ses œuvres, les associations féministes n’ont pas lâché le morceau ». « Acharnées », on vous dit…

Pour aller plus loin et retrouver ce lexique :
www.acrimed.org : Rubrique « Sexisme et journalisme »

Rédaction Radio BIP

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