17 février 2017 Share

LE MAG INFOS

Suite des événements pour les manifestants de la fac de lettres (0’47)

Une AG  s’est réunie jeudi à la faculté de lettres, à l’appel de l’intersyndicale de l’UFC (CGT, FSU, FO, Sud Éducation, AMEB Solidaires Etudiant.e.s, UNEF), rassemblant près d’une centaine d’étudiant.es et de personnels. On vous le disait hier, une enquête préliminaire a été ouverte pour « séquestration », « rébellion » et « violences volontaires ». Les peines encourues vont jusqu’à 5 ans de réclusion. Mais un appel à la grève est lancé aujourd’hui à l’université, à la préfecture à 14h. Le slogan : « On ne gère pas la fac a coup de matraque ! Présidence démission! »

PODCAST

Ils demandent :

• Abandon de toute poursuite : retrait des plaintes déposées, pas de conseil de discipline
• Rétablissement de la vérité des faits sous forme de communiqué envoyé à toute la communauté universitaire
• Excuses publiques de la part du président et des directions de composantes
• Démission de Jacques Bahi (président de l’UFC) et d’André Mariage (directeur de l’UFR SLHS)

LA REVUE DE PRESSE 

Wikileaks (7’51)

Alors que tous les regards sont tournés vers la Russie, à qui les États-Unis ont attribué les piratages des mails du camp démocrate publiés par WikiLeaks, l’organisation de Julian Assange – régulièrement accusée ces derniers mois de faire le jeu du Kremlin – s’invite dans la campagne française. Le document, publié en partenariat avec plusieurs médias européens – Libération et Mediapart en France et la Repubblica en Italie – révèle qu’en 2012, la CIA a espionné la présidentielle.

Macron (8’23)

Pour le candidat du mouvement En Marche ! le gouvernement a «humilié la France de la Manif pour tous». «Une des erreurs fondamentales de ce quinquennat a été d’ignorer une partie du pays qui a de bonnes raisons de vivre dans le ressentiment et les passions tristes», a ainsi affirmé Emmanuel Macron dans une interview-fleuve / christique accordée à l’Obs.

Le PenelopeGate ne sera pas classé par le PNF (8’49)

Le parquet national financier n’envisage pas de classer l’enquête sur l’emploi présumé fictif de Penelope Fillon. « Les premiers résultats de l’enquête préliminaire qui lui a été confiée le 25 janvier 2017 concernant des faits susceptibles d’être qualifiés de détournements de fonds publics, abus de biens sociaux et recels de ces délits, mettant en cause, notamment Monsieur et Madame Fillon », a écrit le parquet.

Le FN traînerait aussi quelques casseroles (9’16)

Au Front national aussi, de coquettes sommes auraient été étrangement distribuées. La justice soupçonne ainsi le FN d’avoir mis en place un système frauduleux : ses assistants parlementaires européens, payés sur fonds européen, n’auraient en fait pas travaillé à ce poste mais pour leur parti. Marianne et Mediapart ont publié un rapport confidentiel de l’Office européen de lutte contre la fraude (OLAF) transmis le 26 juillet dernier à la justice française, qui conforte cette thèse. On y apprend notamment que Thierry Légier, le garde du corps de Marine Le Pen, aurait bénéficié d’un emploi fictif couvert par «un contrat de travail apparemment faux».

Approbation du projet de loi sur la sécurité publique (9’59)

Les députés ont approuvé le projet de loi de sécurité publique, qui assouplit les règles de légitime défense pour les policiers, durcit les peines pour outrage aux forces de l’ordre et autorise l’anonymat des enquêteurs – et ce, en plein débat sur les violences policières

Adoption du délit d’entrave à l’IVG (10’20)

Parlement français a adopté définitivement jeudi une proposition de loi socialiste qui étend le délit d’entrave à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) aux sites internet avançant « masqués » et diffusant des « informations biaisées ». Tous les groupes de l’Assemblée ont voté ce texte soutenu par Laurence Rossignol, la ministre des Droits des Femmes, à l’exception de celui des Républicains qui estime qu’il « porte atteinte à la liberté d’expression » et qui a annoncé le dépôt d’un recours auprès du Conseil constitutionnel. Marion Maréchal-Le Pen, députée FN, a vivement dénoncé ce texte « contre les femmes et contre la liberté d’expression ». La proposition de loi prévoit de sanctionner de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende le fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une IVG « par tout moyen de communication ou public, y compris en diffusant ou en transmettant par voie électronique ou en ligne des allégations, indications de nature à induire intentionnellement en erreur, dans un but dissuasif, sur les caractéristiques ou les conséquences médicales d’une IVG ». Le délit d’entrave à l’IVG, que la proposition socialiste étend aux sites internet, existe depuis 1993 mais ne concernait que les manifestations parfois violentes devant les hôpitaux pratiquant des avortements.

Sources : Marianne, Mediapart, L’Obs, Libération et Reuters

L’AGENDA CULTUREL

Jam session (12’18)

Soirée jazz organisée par Exir et le CAEM Besançon. Ce soir au pixel (18, avenue Arthur Gaulard) à 20h.

Bayone (12’33)

Pour les amateurs de musique, retrouvez ce spectacle ce samedi 18 février à 18h30, le lieu c’est le Scènacle au 6 rue de la vielle Monnaie et c’est de 2 à 5 euros.

Les Animaux Farfelus (12’48)

6 courts-métrages d’animation qui content les histoires d’animaux tout fous : une pieuvre amoureuse lancée dans une course poursuite, un cerf qui découvre la troisième dimension, un chat à la voix déraillée qui s’essaie au chant lyrique, et, délice suprême, des girafes goûtant au plaisir du plongeon acrobatique… Dimanche 19 février à 15h, pour les plus de 4 ans et ça coûte 3 euros au Kursaal (1, place du théatre).